Bull market, Bull market…. Est-ce que j’ai une gueule de Bull market?

3453 jours, ce chiffre marque le record depuis fin aout, du nombre de jours durant lesquels les marchés boursiers américains sont considérés comme étant en tendance haussière, ou bull market. Ce qui se traduit par le fait qu’il n’y a pas eu de baisse de 20% ou plus et ceci depuis mars 2009.
Tout cela a débuté en 2008 avec la crise des subprimes. Celle-ci commence à frapper l’économie mondiale, les marchés sont impactés de plein fouet, la banque Lehman Brothers fait faillite et le séisme menace la planète financière toute entière.
Le miracle vient du fait , qu’il y a à la tête de la banque centrale américaine, Ben Shalom Bernanke, nommé en 2006 par Georges W Bush. Si souvent moqué, en Europe, ce dernier a nommé à la tête de la puissante institution l’homme providentiel, spécialiste de la crise de 1929 .Il va permettre à ce que cette crise ne dégénère pas en dépression économique, bien pire que celle de 1929, en injectant des centaines de milliards de dollars et en dégrisant le marché de crédit des prêts toxiques qui avaient conduit à la crise.
A partir de mars 2009 , les marchés américains entament leur hausse historique, qui va se poursuivre jusqu’à l’élection de Donald Trump. Le marché frémit à nouveau, mais celui-ci sort de son chapeau deux stimulus :
1- Baisse massive des impôts, la bourse américaine flambe.
2- Le second beaucoup plus pervers : l’affaiblissement des autres places boursières mondiales, à coup de sanctions ou de menaces de sanctions économiques, pour faire de la place boursière américaine “the place to be“.
Après plus 300% et 3453 jours de hausse,“ the much unloved bull market“ , comme le surnomme bons nombres d’investisseurs, n’a pas eu l’impact souhaité et habituel sur les autres marchés boursiers de la planète .
Un bull market ne meurt pas de son vieil âge , mais d’une récession ou de la probabilité raisonnable d’une récession, cependant nous arrivons dans un moment trouble ou les marchés US historiquement commencent à corriger. En effet la période septembre octobre est historiquement une période de prise de profit, depuis 1950, le DOW et le S&P perdent respectivement en moyenne 0,7 et 0,5% durant ces deux mois tandis qu’en période d’élections américaines de mi-mandat, comme c’est le cas cette année, le Dow et le S&P faiblissent en moyenne encore plus. Rien de dramatique en soit, mais cela devrait pousser les indices américains à marquer le pas, d’autant plus que le calendrier de septembre à décembre est assez lourd en terme de dossiers qui peuvent peser sur les marchés américains : Nouvelle augmentation effective de tarifs de biens importés de chine, potentielle augmentation des droits de douane sur les tarifs sur le secteur automobile de pays autres que la chine, le congres US faisant face à un autre deadline sur son budget, potentielle hausse des taux en décembre de la Fed…
Mais alors de quel bull market parlons nous , pour nous européens investissant exclusivement sur leurs marchés domestiques ?
A part pour le marché allemand, tiré en partie par son secteur industriel, qui est à plus de 50% de ces précédents tops de 2000 et 2007, les autres marchés européens : français, italiens, espagnoles, portugais grecs etc…. Sont bien loin de leurs tops de 2007. Ainsi, la fête serait finie, et nous européens nous n’aurions pas été invités à ce feu d’artifice historique.
Nous Pali Kao Capital , pensons que ce mouvement de consolidation / correction qui pourrait arriver selon nous sur les marchés américains, mais ne remettant pas en cause sa tendance haussière long terme, devrait profiter aux marchés européens : En effet nous parions sur un rattrapage de la performance des marches européens vs les marchés US ( la différence de performance entre les marchés US et européens est arrivée à un niveau rarement atteint).
Nous prenons comme exemple , le secteur bancaire européens (ex UK), le SX7E, il arrive sur les niveaux de clôture mensuel des plus bas de la crise des surprimes début 2009 , cela veut dire que la moyenne pondérée des cours de bourses des banques européennes hors UK, est au même niveau qu’a la clôture mensuelle au pire moment de la crise des subprimes, alors qu’un des indices permettant de mesurer la performance des bancaires américaines, le XLF, n’est qu’à 10% des plus haut historique (juin 2007). Même en prenant en compte l’évolution du change Eur /$, la sous performance des bancaires européennes vs américaines est énorme.

Indice bancaire européen : SX7E

Indice bancaire US : XLF

Nous avons des solutions pour effectuer ces arbitrages (long Europe, short US) dans vos véhicules d’investissements (Assurance vie etc…), que ce soit sur certains secteurs comme le secteur bancaire ou sur les indices boursiers. Ce qui nous parait judicieux à mettre en place sur une période court/moyen terme.

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